Vendredi 7 novembre 2008
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J’ai peur …d’une peur insoluble
Un soluble ..je suis l’un et l’autre
Je suis l’un pour l’autre
E(videment) je suis surpris
Vide..et pris
Il m’arrive encore de rire de moi-même
Il m’arrive encore d’être moi-même..
Mais je me rassure..il est faux que je puisse croire en moi-même
allez
efforce toi..
d’avoir peur..d’une peur humaine
humaine au point de vouloir continuer à essayer
d’essayer…
Par l'autre
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Publié dans : bukk
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Lundi 20 octobre 2008
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Seulement..
Samedi mardi les jours sont..autant que moi des exercices de bravoure
Il est evident que seul je me dresse face à moi-même
Il est evident que je perdrais la partie..
Une fois encore..
Samedi mardi..je fais l’exercice
Samedi mardi…
Ces jours ne seront pas ses jours..ne seront pas mes jours
Lundi..aujourd’hui..j’ai la solution
Passer à demain..et ensuite passer au lendemain..
Par l'autre
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Samedi 18 octobre 2008
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10:50
Inversion fatale de la base
Il m’est arrivé de ne plus voir
Le tout l’ensemble
Le tout…ensemble
Un jour..il m’est arrivé de sentir le tout… l’ensemble
Ce jour ou tout est arrivé…ou tout mes gestes ont semblé être les gestes d’un autre
Ce jour.. n’a de cesse de revenir.. de m’envahir
Il faudra que j’oublie..que je cesse..de me souvenir
Il faudra..la vie me le demande
Il faut se poser la question
Question que tout
Le monde devrait se poser
Qu’est ce que nous attendons de la vie..
Base fatale..
Si nous creusons cette base..l’attente sera
La vie en inversion..
Par l'autre
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Vendredi 17 octobre 2008
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18:00
On doute de soi, de l'autre, du lendemain… De l'issue d'une démarche, de la portée d'un désir, du bien fondé d'un geste, de la réciprocité d'un sentiment, de la véracité d'une énonciation.
Parfois il s'installe, inhibant, d'autres fois il caresse, porteur d'espoir, égayant la routine dont il rompt la monotonie. Mise en questions de nos capacités à agir et à réagir dans une démarche
raisonnée inspirée par un désir d'équilibre personnel ou trace symptomatique d'un déséquilibre dû à une faille essentielle - présente ou réactualisée - le doute sonde les limites, interroge le
réel, favorise le fantasmatique… Potentiel, son ombre se profile pour frayer la promesse d'un bonheur imprévisible. Réel, plus ou moins patent, plutôt pénible… parfois maniaque, il
s'impose…
le doute plonge ses racines le plus souvent dans la petite enfance et son expression symbolise une quête de vérité dans laquelle tend à se régénérer l'impression d'être ou d'avoir été,
alors "en ce temps-là" aimé ou désiré au moins aussi peu mais aussi bien que ce soit. Suis-je aimé ? Cette question, qui a traversé plus d'une fois le coeur d'un enfant, lorsque séparation ou
fusion s'avance l'une ou l'autre redoutable, resurgit à l'âge adulte dans des circonstances où rien (en apparence) ne saurait la justifier. Quand re-suscité au hasard d'un événement, un passé
enfoui nous rappelle à la vulnérabilité de nos racines malmenées, le doute est l'expression d'un élan paradoxal, à travers lequel on aspirerait à se libérer, tout en le craignant, d'une attache
(maternelle) à la vie qui nous confine dans la dépendance du fait d'une défaillance initiale et accentue un sentiment de fragilité, parce qu'elle entrave la séparation en la rendant
inquiétante.
Créant l'ouverture d'une pensée que figent de trop grandes certitudes, respectueux des nuances de la perception, le doute, dans le meilleur des cas, aussi longtemps qu'il n'est pas pathologique,
régénère l'inspiration, quand la réalité imposée (ou supposée) interdit l'espérance ou ne répond plus ni à l'attente ni aux besoins ni aux désirs. A l'origine de toute démarche créatrice, il nous
porte à anticiper (avec pessimisme ou optimisme selon les natures et les moments) et au contraire d'une affirmation péremptoire univoque et sans conteste, qui parfois donne lieu aux plus grandes
déceptions, il ménage une place, dans sa marge, à d'heureuses surprises.
Le vécu précoce du désespoir entraîne un défaut de confiance en nos capacités à appréhender la vie et amène celui qui en a été à son corps défendant victime à s'interroger sans cesse sur le
bienfait ou les méfaits de chacun de ses actes. Carence et défaillances parentales répétitives grèvant des blessures narcissiques primaires, l'action sera d'autant plus différée chez celui qui en a
pâti, que l'échec est alors ressenti avec plus d'acuité. Et sa perspective de plus en plus menaçante et donc paralysante.
Par l'autre
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Samedi 11 octobre 2008
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15:48
Etre seul, c'est être soi, rien d'autre. Comment serait-on autre chose ? Personne ne peut vivre à notre place ni mourir à notre place, ni souffrir à notre
place, et c'est ce qu'on appelle la solitude : ce n'est qu'un autre nom pour l'effort d'exister. Personne ne viendra porter votre fardeau, personne. Si l'on peut parfois s'entraider (et bien sûr
qu'on le peut ! ), cela suppose l'effort solitaire de chacun, et ne saurait - sauf illusions - en tenir lieu. La solitude n'est donc pas refus de l'autre, au contraire : accepter l'autre, c'est
l'accepter comme autre (et non comme un appendice, un instrument ou un objet de soi !), et c'est en quoi l'amour, dans sa vérité, est solitude. Rilke a trouvé les mots qu'il fallait, pour dire cet
amour dont nous avons besoin et dont nous ne sommes que si rarement capables : "Deux solitudes se protégeant, se complétant, se limitant, et s'inclinant l'une devant l'autre". . . L'amour n'est pas
le contraire de la solitude : c'est la solitude partagée, habitée, illuminée - et assombrie parfois - par la solitude de l'autre. L'amour est solitude, toujours, non que toute solitude soit
aimante, tant s'en faut, mais parce que tout amour est solitaire. Personne ne peut aimer à notre place, ni en nous, ni comme nous. Ce désert, autour de soi ou de l'objet aimé, c'est l'amour
même.
Par amour
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